Son dépôt qui avait réuni 9,5 millions d'actions représentant environ 1,2% du capital de la Société Générale et donc devait donner lieu à vote, avec toutefois une faible probabilité de succès d’obtenir la majorité des deux tiers l’actionnariat Société Générale. Face à ces investisseurs responsables et transparents, proposant de tirer les conséquences de la crise de gouvernance de la banque, son conseil a purement et simplement décidé de ne pas porter la résolution à l'ordre du jour ! Se fondant sur l'article L.225-51-1, alinéa 2, du Code de commerce ("dans les conditions définies par les statuts, le conseil d'administration choisit entre les deux modalités d'exercice de la direction générale") la Générale a dénié aux propriétaires de l'entreprise leur droit d'interdire dans les statuts le cumul des fonctions de Président du conseil d'administration et de Directeur Général.
La confiance des actionnaires faiblit et l'indemnité de départ de deux ans du P-DG Frédéric Oudéa n'aura obtenu le mardi 25 mai qu'une majorité de 50,82%, moins que Daniel Bouton...
Phitrust Active Investors soutenir la présentation de sa résolution, conseillé par Proxinvest, ne souhaitait que ramener les sociétés française à un régime stable et sain, la séparation des fonctions de président du conseil d’administration, un des fondements d’une bonne gouvernance qui permet au Conseil d’être un contre-pouvoir vis-à-vis du Directeur Général.
Quant l’administrateur senior indépendant ou « Lead independent Director » ou de « Vice-président » (une idée reproduite Lafarge, Air Liquide, Société Générale et bientôt Axa), ici incarné par Tony Wyand ancien d'AVIVA France -c'est tout dire - il aura démontré que la fonction remplace d’aucune manière la séparation des fonctions, que le PDG reste maître de l'ordre du jour et des minutes du conseil en sus de l'exécutif, que l'"Administateur référent" et plus révérant que révérend !
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