Lagardère présent dans d’édition, les médias et le sport est détenteur d'une participation de 7,5% au contrôle de la holding du géant européen de la défense EADS. Guy Wyser-Pratte estime que la commandite offre à la holding commanditée et à Arnaud Lagardère des pouvoirs de gestion excessifs, sans responsabilité autre que sa garantie sur le passif que la physionomie du groupe, et qu'elle génère une décote injustifiée.
La première résolution déposée par le fonds de Guy Wyser-Pratte vise à le nommer au conseil de surveillance, ce qui nécessite l'obtention d'une majorité simple. La seconde, plus ambitieuse, semble irréaliste car elle vise à modifier certains articles des statuts du groupe, pour éviter que soit nécessaire l'accord préalable des commandités, en l'occurrence Arnaud Lagardère, pour certaines résolutions soumises à l'assemblée générale.
Guy Wyser-Pratte semble en puissance d'être élu et même d’obtenir par sa pression en assemblée un ou plusieurs amendements de la commandite : « Je souhaite juste redonner un pouvoir d'initiative aux actionnaires normaux », qui souligne les médiocres résultats 2009 de Lagardère (- 77 % sur le résultat net) et l'action, malgré un rebond de 33 % au cours des derniers mois, a perdu 50 % en trois ans. Le dossier d'Arnaud Lagardère -innocent dans l'affaire EADS - s'obscurcit lorsqu'on apprend cete années seulement qu'il a couvert sa position par l'achat de put auprès de Calyon (représenté au conseil, bravo René Carron!) en 2007 au moment où il annonçait monter au capital de 5 à 10% : une contre-vérité flagrante qui devrait être interdite !
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