Sarkozy, Proglio, apprenez le coût du capital !

C’est hélas à juste titre que le président de SCOR, Denis Kessler, nous indique cette semaine dans Les Echos que le monde va redécouvrir la priorité des fonds propres et que l’ère de la dette facile est terminée. Le coût du capital est désormais pour les entreprises la clef de l’avenir, de l’investissement et de l’emploi, or la bonne gouvernance est la recette du meilleur coût du capital.

La première semaine de janvier nous a confirmé que ce n’est hélas pas la priorité d’Henri Proglio: le caprice de star du nouveau président d’EDF, qui entendait demeurer aussi président de Veolia Environnement, devait être accompagné des avantages financiers incontrôlés habituels des présidents non exécutifs (cf. notre scoop de septembre 2009 « Bel imbroglio Monsieur Proglio ! »).

Cette exigence de cumuls présidentiels sans aucun projet industriel sérieux pour le justifier reposait, entre autres, sur les amitiés pré-électorales de Nicolas Sarkozy et les réseaux présumés du très cumulard président du grand « arroseur municipal » de France, Henri Proglio. Rien à voir, donc, avec ce qui intéresse les clients de Proxinvest l’avenir économique des entreprises ou l’efficacité énergétique de la France (cf. ce vendredi conférence « Filières, démantèlement et déchets nucléaires »). Les investisseurs seront bien inspirés de garder vis à vis de ces sociétés l’exigence du bon sens, pas de cumul de présidences.

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