OPTIONS ENERGETIQUES, DEMANTELEMENT ET DECHETS NUCLEAIRES

A l'initiative de Proxinvest le CM-CIC Securities recevait une contribution d'expertise exceptionnelle le vendredi 22 janvier 2009, avec la conférence du capitaine de vaisseau Jean-François Bossu du CEA sur le thème OPTIONS ENERGETIQUES, DEMANTELEMENT ET DECHETS NUCLEAIRES.

Sujet d'importance, à l'heure où l'image d'EDF et sa capacité financière se trouvent ternies par une mauvaise gouvernanceproposée par sa présidence, la question des filières énergétiques françaises était brillamment explorée par l'orateur, un des meilleurs experts disponibles sur l'utilisation énergétique de l'atome.

Notre invité exposait clairement que l'énergie nucléaire, du fait aussi de ses débuts "fracassants", n'étaient pas apprivoisée par le public au niveau qu'implique sa place réelle actuelle et les responsabilités à prendre sur les choix à faire en matière de traitement des déchets. Ont été aussi abordés la viabilité et l'efficacité des technologies disponibles.

La présentation très technique des filières françaises et de leur concurrentes étrangères, de la mine au stockage des déchets, les facteurs nouveaux de cette production d'énergie (technologiques, stratégiques, économiques ou tenant à la sûreté, c'est-à-dire à l'acceptabilité des installations) nous a permis de mieux positionner la filière EPR et à moyen terme, les mérites du passage qui semble incontournable à moyen terme au stade industriel de la filière dite "à neutrons rapides", filière de fission, elle-aussi, très satisfaisante pour sa capacité à utiliser le plutonium et l'uranium appauvri trop inutilisé. De quoi disposer d'une solution pérenne, dans l'attente de l'émergence de la fusion, dont le prototype industriel est ITER. Les choix de filières de production d'électricité, de gestion du cycle du combustible et de recyclage des déchets sont donc très liés. La France a choisi le retraitement pour ses combustibles usés, ce qui limite fortement les volumes à stocker (équivalent à un cube de 17 m de côté depuis les débuts de notre nucléaire). Les volumes financiers estimés pour les opérations de démantèlement (300M€ par tranche de centrale, sur plusieurs années) et leur caractère prévisible renforcent la perception que le démantèlement est un marché d'avenir. Ces opérations bien maitrisées s'apparentent à des opérations d'assainissement, avec une forte dose de qualité et de traçabilité dans un contexte devenu très juridique dans ce secteur, intimement lié à l'environnement et la santé.


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