Voici le commentaire d'Ethos, partenaire suisse de l'ECGS, à l’occasion de la dernière assemblée générale de la banque helvétique :
"La plus grande part (60%) des actifs à risque de l'UBS est situés dans cette division en raison du poids du négoce sur actifs à revenu fixe. L'allocation en capital requise correspond à 57% des fonds propres de l'UBS. Ethos s'interroge sur la profitabilité réelle de ces activités de trading au regard des nouvelles règles de couverture en capital applicable, la haute volatilité des revenus et les risques qu'elle crée pour la réputation de l'UBS."
Dans sa réponse à la consultation sur le « Livre Vert Sur la Gouvernance » engagée par la Commission Européenne, l'ECGS s'exprime très clairement sur les origines du court-termisme des marchés (question 13 du livre Vert) :
"Le plus important moteur à court terme des marchés est sans doute le système bancaire tel qu'il existe dans sa forme légale au sein de l'Union Européenne et dans plusieurs autres pays. Le phénomène est profondément lié, à notre avis, à la confusion des intérêts autorisée par la licence de banque universelle : les groupes financiers multi-activités vont en cas de conflits d'opportunité d'affaires ou de conflits d'intérêts, donner mécaniquement la priorité aux transactions non récurrentes telles que les opérations pour compte propre, les opérations de courtage ou de banques d'affaires ... D'une certaine manière, les banques universelles ont tendance à vassaliser leurs propres activités à long terme comme le crédit, le dépôt ou même la gestion d'actifs pour compte de tiers, afin de protéger leurs très rentables activités à court terme. Au demeurant, nous considérons que la protection du contribuable pour le secteur purement bancaire demeure légitime en raison du caractère systémique des activités de dépôt et de crédit."
22 Septembre 2011
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