Depuis son arrivée au conseil de Carrefour, Amaury de Sèze, Président du Comité Stratégie, cumulant six mandats de grandes sociétés, a laissé s'extérioriser la pression pour le court terme venue d'actionnaires réputés pour leur dynamisme (Colony et Groupe Arnault réunis dans Blue Capital), notamment par l'éviction du Directeur Général, Jose-Luis Duran, son remplacement par Lars Oloffson, l'annonce peu habile de deux scissions contestées, annonce suivie de la démission d'un administrateur, Jean-Martin Folz, etc... Ce président non exécutif touchait une rémunération fixe de 700 000 €, plus des éléments accessoires de 88 776 €, soit 42 fois le montant annuel du Salaire brut minimum (SMIC), rémunération non soumise à la censure de l’assemblée.
Amaury de Sèze ayant essuyé avec 78,15% des voix le pire score des administrateurs enouvelés, moins même que l'impopulaire Bernard Arnault avec 78,40%, a finalement proposé que l'actuel directeur général du groupe, Lars Olofsson, devienne Président Directeur Général.
Les actionnaires s'étaient aussi prononcés à 77% avec Proxinvest pour le projet de scission totale de la branche discount Dia, cette division dont la direction était en Espagne et dont ni les achats ni la logistique n'étaient intégrés au système Carrefour, et dont la concentration dans le seul discount faisait contraste à la stratégie lancée par Lars Olofsson de "réenchantement" des hypers et supermarchés Carrefour.
Si le regroupement des fonctions n'est pas de bonne gouvernance, la suppression du poste de président non exécutif de Carrefour, peu adapté et trop payé, offrira au moins une économie dans cette période de reconstruction.
21 Juin 2011
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