Malgré son appartenance à l’indice SBF 120, Ubisoft, qui compte parmi les plus dynamiques de nos valeurs moyennes, présente une gouvernance aux antipodes des meilleures pratiques, même loin des seuls principes de l’AFEP/MEDEf.
Ubisoft est sous la coupe des frères Guillemot et leur père qui, tous dirigeants de la société et ne contrôlant pourtant que 20% des droits de vote, détiennent 5 des 6 sièges du conseil d’administration.
La première suite logique de cette gouvernance déplorable est l’absence d’un comité d’audit et d’un comité des nominations.
La seconde anomalie est, avec l’absence de rémunération variable, une augmentation comme chaque année de 10% de la rémunération fixe d’Yves Guillemot, PDG, et de 8,6 % pour les cinq premiers dirigeants de la société, ceci malgré la baisse du chiffre d’affaires et un résultat opérationnel négatif. Ces rémunérations sont versées par Ubisoft, les sociétés contrôlées et contrôlantes, mais Ubisoft ne précise pas le nom des sociétés rémunératrices.
La troisième conséquence est l’attribution de stock options sans communication d’aucune condition de performance attachée à l’exercice des titres.
Notons aussi que la famille Guillemot, très créative, contrôle en bourse Gameloft avec les mêmes caractéristiques, aucun administrateur extra-familial: ses deux dernières années étaient en perte avant un profit de 6 millions € pour 2009...
Cette gouvernance défectueuse rappelle celle d’une autre société familiale dynamique de taille moyenne, Marionnaud Parfumeries, de triste mémoire.
Espérons que les Guillemot vont y réfléchir.
Merci de soutenir notre campagne pour le vote libre des actionnaires sur Internet
Retour scoops____