Celle-ci met au vote non moins de six résolutions (6 à 12) portant sur des conventions de refinancement concernant BNP Paribas et Société Générale, puisque Hélène Ploix est administratrice de BNP Paribas et Michel Cicurel administrateur de la Société Générale, en omettant bien comme d’habitude le montant des commissions payées…
En fait, il s’agit de faire oublier une convention préalablement agréée par les actionnaires, celle de l'indemnité de fin de contrat de Maurice Levy qui a poursuivi son effet en 2009. Lors de l’assemblée générale de Publicis de juin 2009, la résolution unique portant sur ces conventions réglementées n’a obtenu que 53,8% d’approbation (l’un des plus bas taux jamais enregistrés, la société ayant au demeurant refusé depuis de communiquer son procès-verbal à son actionnaire et le faible taux s’expliquant - il faut le dire - par la non-participation au vote du pacte d’actionnaire Dentsu-Badinter, celui-ci étant "intéressé").
Le fait de créer deux résolutions pour chacune des trois conventions de financement bancaire très courant, est une première… Un zèle inattendu de la part de Publicis qui a d’abord attendu juin 2008 avant de soumettre au vote des conventions réglementées la généreuse indemnité de fin de contrat de Maurice Levy de novembre 2004 : celle-ci s‘élèvera à la somme des bonus perçus sur la période 2003-2010 (montant aujourd’hui supérieur à 20M€) majoré de l'engagement de non-concurrence de trois ans rémunéré en sus à hauteur de 18 mois de rémunération. Cette année, pas de citation au rapport spécial, pas de vote : il est vrai que Maurice Levy renonce de façon exemplaire à cause de la crise à son bonus de 2 700 000 € au titre de l'exercice 2009, or, cet abandon n'ayant – selon le document de référence - « aucun impact sur le montant de l'indemnité de départ différée, donc la majoration correspondante de l’engagement final, constituant novation, eût dû figurer au rapport spécial au titre des « Conventions antérieures dont l'exécution s'est poursuivie » (belle expression avec 301 000 citations sur Google !).
Anne Roumanof le dit si bien : « On ne nous dit pas tout…. »
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